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Châteaux d'eau

Au moyen âge rivalisaient de hauteur, pour dominer les villages, clochers et beffrois. Plus tard, au XIXe siècle, les nécessités d’alimentation en eau des locomotives puis l’extension des réseaux d’adduction d’eau potable donnèrent naissance à un autre type de tour, qui domine aujourd’hui, au même titre que les clochers, villes et campagnes : le château d’eau.

Il est étonnant de constater combien un paradigme aussi simple (un socle, un réservoir, un dispositif de remplissage et de vidage) a pu se décliner en autant de dessins, de formes, de matériaux. Seule variante : le nombre de cuves. Habituellement unique, elle peut se dédoubler fonctionnellement mais aussi, très rarement, organiquement.

Ces bâtisses qui ont aujourd’hui mauvaise presse auprès de prétendus écolos sont rassurantes. Elles symbolisent, elles désignent et elles répandent la vie. Loin d’être des constructions impersonnelles et inesthétiques, chacune à son tour, attachée à son village, à son usine, à sa gare, raconte une histoire.

Du plus simple, le château d’eau utilitaire d’usine, d’exploitation agricole ou de petite bourgade, en béton brut, en maçonnerie et fer, en bois, jusqu’au monument ostentatoire, signe de la richesse du donateur ou des édiles, revêtu de céramiques, parfois armorié, ou copiant un improbable style gothique ou flamand, tous sont émouvants et véritablement élégants.

Tels qu'en eux-mêmes, ces quelques photos vont tenter de vous en persuader.

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Châteaux d'eau

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